Pour changer de la précédente critique, voici cette fois un ouvrage orienté jeunesse: La sirène des coraux, écrite et illustrée par Marcelino Truong.

Un bien sympathique album, dont l'incipit emprunté au roman M Ibrahim et les fleurs du Coran de Schmitt livre l'esprit principal.


Les pages sont à dominante turquoise et saumon sablé, même si bien sûr la peinture un peu texturée de Truong nous propose mille autres couleurs, à la fois opaques et lumineuses. De plus, le trait, à première vue simple et sylisé, contient bien plus de détails qu'il n'y paraît. Cependant les personnages sont peut-être un peu raides, et je pense que le papier lisse et banal de l'édition proposée par Gautier Languereau ne rend pas complètement justice au travail de l'illustrateur... A part ça, les illustrations sont harmonieuses et jolies.

 

sirène des coraux - petite fleur

 

C'est un message plein de générosité que Petite Fleur, enfant du Vietnam du 19ème siècle, ira chercher sur (ou plutôt sous) le bateau du vieux Tân. Rencontrera-t-elle la sirène dont il lui a parlé? Les pages nous promènent de la joie des lumières d'une fête nocturne de la Mi-Automne à l'émerveillement d'une nage parmi des poissons parlants, et par-dessus tout, au bonheur simple d'une amitié retrouvée.

 

sirène des coraux - fete de la mi automnesirène des coraux - poissons

 

Cette critique, plus quelques citations, est aussi lisible en partie sur le site de Babelio!