Avant de passer au mois d'avril, jetons un petit coup d'oeil à cette jolie sirène dessinée par l'illustratrice SHIITAKE/Gensodo dans le cadre de sa série Birth Jewelry/Pierre de Naissance !
page d'accueil du site de Shiitake avec une bannière sirène
En plus d'Aquamarine et de cette délicate hôtesse d'accueil ci-dessus sur son site web, j'avais déjà mis ici une autre sirène signée d'elle, sur un papier à lettres dans des tons rouges.
Anne STOKES est une illustratrice britannique spécialisée dans la Fantasy et en activité depuis l'année 2000. Elle travaille essentiellement en numérique et a réalisé beaucoup de fées, de dragons, sorcières et licornes... et également quelques femmes-poisson!
Elle leur donne une morphologie adulte réaliste ( bien que plus proche de mannequins que de femmes ordinaires! ) et les représente avec des bijoux, tatouées et maquillées, dans des teintes froides - bleu, vert, violet - assourdies de noir, de gris et d'un peu de brun. Loin de l'innocente et mignonne petite sirène, ce sont plutôt de séduisantes et dangereuses créatures, véritables "ruines des marins " ( Sailor's Ruin, ci dessous), trônant au milieu des crânes de leurs victimes ou jouant avec...
La magnifique sirène brune de Hidden Depths ("profondeurs cachées") vous dit peut-être vaguement quelque chose? En effet, elle est déjà apparue sur Sirènologie dans ce post sur les puzzles!
... mais elle a également tapé dans l'oeil du leader de Sirenia, un groupe de métal gothique norvégien, qui a demandé la permission de l'utiliser pour la pochette de l'album Perils of the deep blue de 2013 (si vous aimez les groupes Nightwish ou Within Temptation c'est un peu dans le même genre).
Raconter une histoire connue, mais du point de vue de l'antagoniste officiel, commence à être un procédé courant. J’avais déjà lu par exemple Méduse - le mauvais œil d’Anne VANTAL, chez Nathan éditions. Sylvie BAUSSIER revisite pour Scrineo les légendes des monstres de la mythologie grecque, de leur place au lieu de celle des héros humains qui les ont affronté, ici les sirènes tueuses de marins.
Le livre est court (62 pages pour le « témoignage » de Ligia), l'écriture est simple et lisible, c'est très accessible pour les enfants ciblé.e.s. L'autrice synthétise également dans sa fiction les 3 histoires de sirènes existantes dans la mythologie : les compagnes de Persephone/Coré transformées par Démeter, le passage des Argonautes protégés par le chant d'Orphée, et enfin celui d'Ulysse attaché au mât à sa propre demande par ses compagnons rendus sourds au chant des sirènes par des boules de cire dans les oreilles, l’épisode le plus connu. En cinq chapitres, dont un flash-back onirique et deux aventures, elle résume ce que l'on sait de ces "monstres" de manière très accessible aux enfants, d’autant qu’une présentation des personnages est faite tout au début, avec dessin pour chacun.e.
Contrairement à d'autres interprétations de l'histoire des sirènes, Sylvie BAUSSIER ne leur fait pas imiter les voix des membres de la famille des marins (comme dans le film Ulysse de 1954, ou dans l’épisode 4 de la série animé de 2003 l’Odyssée) mais de courts textes de prose mélodieuse.
Au royaume d’Hadès
Aux Enfers, sous la terre,
Votre âme reposera
Venez à nous
Hommes de Grèce
Plongez dans nos voix
Nous vous aimons
Guerriers de Grèce
Notre chant vous accompagnera !
Elle leur donne Melpomène (la muse olympienne du chant, de l’harmonie musicale et de la tragédie) et Acheloos (un dieu-fleuve) comme parents.
C’est très touchant ; on perçoit bien la tristesse de créatures, jadis humaines, transformées contre leur gré en hybrides anthropophages, pleines de dégoût pour elles-même leur nouvelle vie. Les actes de Démeter (et plus largement les dieux et déesses de la mythologie grecque) envers les humains y apparaissent comme d’injustes caprices. Mais il n’y a pas que des lamentations et les instants de joie (le vol dans les airs, le chant) sont abordés. A la fin, l’autrice reste suffisamment floue pour qu’on puisse décider soi-même de la destinée des sirènes : meurent-elles noyées ou deviennent-elles des sirènes à queue de poisson sans souvenir de leur précédente vie ? Ca dépend de votre interprétation ^^
Question interprétation, on peut aussi se demander si la douleur des sirènes ne résonne pas avec celles de jeunes filles entrant dans l'adolescence, avec l'arrivée des règles et les autres changements corporels, qui les bouleversent et souvent les dégoûtent avant qu'elles n'arrivent à apprivoiser ce nouvel état?
A la suite de l’histoire, un court cahier de jeux, précédé d’un supplément documentaire avec iconographie en noir et blanc.
Il est très intéressant, mais par contre... l’autrice y dit que les sirènes n’avaient pas de temple, puisqu’il s’agissait de divinités négatives, qui faisaient trop peur pour être adorées. C’est faux : un culte des sirènes existait bel et bien en Sicile antique. Il y précédait même celui de Perséphone, les deux cultes ont été fusionnés par la suite. Autre inexactitude, p88, le nom latin de Démeter serait Circé… Mais le nom latin de Démeter est Cérès, et non Circé, qui est en réalité la magicienne qui finit par aider Ulysse après avoir cherché à l’empoisonner. Rien de bien grave, mais un peu regrettable dans un supplément informatif !
J’aime bien le dessin de Tristan GION : la couverture en tons bleus et bruns, montrant Ligia sous sa forme de sirène oiseau contemplant sa forme humaine en reflet dans l’eau, donne le ton mélancolique du roman, et le trait un peu stylisé aide à mettre mentalement du recul avec les côtés horribles de l’histoire (leurs « cruels festins »). C’est peut-être juste un peu dommage qu’on n’ait que cette couverture, et la galerie de personnages au début, comme illustrations. Une ou deux autres, avec décor, au cours du roman auraient été appréciables selon moi.
Bref il s’agit d’une synthèse romancée claire, touchante et facile à lire du mythe des sirènes, avec de jolis dessins. Je suis moins convaincue par le supplément documentaire, mais malgré ses inexactitudes il demeure bien plus facile d’accès aux enfants que par exemple les ouvrages de Pierre GRIMAL ou Edith HAMILTON auxquels on peut se référer si l’on veut aller plus loin. Sylvie BAUSSIER a également revisité les légendes d’autres monstres tels que le Minotaure, Méduse, Arachné, Cerbère, etc.
Cartel de l'exposition - Commissariat général de l’exposition : Bénédicte Gady, directrice des musées, commissariat : Anne Monier Vanryb, conservatrice des collections modernes 1910-1960 - Scénographie de l’Atelier Jodar et du Studio MDA
On peut y admirer le bureau MB 212 en placage de palissandre sur acajou, chêne et acier avec un fauteuil en hêtre teinté verni et cuir. Ces meubles réalisés par l'ébéniste Eugène PRINTZ (1879-1948) sont posés sur un tapis rond (suivant donc en cela la courbe de la pièce), réalisé en laine par l'atelier Marcel Coupé, dont le dessin a été fait par Jean LURÇAT (1892-1966, plus connu pour sa tapisserie Le Chant du Monde, visible à Angers). Et que représente-t-il, ce dessin, qu'on voit si mal ici ? Vous devez vous en douter, sur un blog tel que celui-ci...
Le voici ci-dessus bien plus visible ( photo trouvée sur internet! Il s'agit donc... d'une sirène, eh oui quelle surprise! Dessinée au trait noir, visage de face, sur trois surface rectangulaires disposées en K couché, vert en bas, blanc à droite, jaune à gauche, sur un fond orange. Elle est un peu trapue mais possède son petit charme ^^ Il est bien dommage en tout cas que la manière dont l'ensemble a été reconstitué et protégé, nous empêche de pouvoir l'admirer correctement T_T
J'ai essayé de tourner autour pour l'avoir mieux, mais comme on ne pouvait pas s'approcher, c'était compliqué ; sans compter que la batterie de mon APN venait de rendre l'âme et que j'ai du faire mes photos avec mon téléphone, qui n'est pas le meilleur pour cela (la toute première photo de l'article est de mon mari)...
Si vous voulez aller voir le tapis pendant l'exposition, elle est encore en cours à Paris jusqu'au 26 avril 2026. Elle rassemble de bien beaux objets des années 20-30, mais est un peu labyrinthique (trois niveaux d'exposition, le 2ème étage puis le 3ème, enfin terminer par le 0 avec l'Orient-Express)... je vous recommande de prendre le temps de bien suivre le parcours indiqué car je m'y suis un peu perdue! XD
Un autre objet "sirène" est visible (et mieux mis en valeur, c'était pas dur) à cette exposition, c'est le fauteuil sirène et hippocampe d'Eileen GRAY, j'espère avoir le courage de faire un post un peu détaillé à ce sujet avant la fin de l'exposition!
J'ai récemment décoré un sac en papier afin d'y mettre un cadeau pour des amis, et quelle meilleure décoration que des sirènes? Voici la première : top vert et jaune à mitaines assorties, abondante chevelure d'améthyste et queue de poisson chocolat à paillettes dorées.
Un gros plan pour montrer les paillettes, vive la glitter glue!
Si la première est nonchalamment étendue, la seconde est plus acrobatique avec sa tête en bas!
Même au niveau couleur, elle est plus "casse-gueule" XD je ne voulais pas reprendre les teintes de la précédente : je suis partie sur une dominante rouge/orangée... Et j'ai essayé de lui mettre des ocelles contrastées sur la queue comme celles d'un poisson tropical. Pas de haut, juste des bijoux de grosses perles rondes plates blanches.
J'ai voulu mettre des paillettes également, rouges cette fois-ci ; mais elles ressortent moins bien et font plutôt un peu sales... ce n'est pas si convaincant que sur l'autre, dommage! Ca fait un peu cracra, mais au moins c'est garanti sans IA!
Les deux sont très différentes finalement! Laquelle préférez-vous?
Pile un mois après la dernière publication, je vous présente mes meilleurs voeux sirènologique pour survivre à cette année 2026 de la moins pire des manières possibles !
Et pour cela, on continue la numérotation en forme de sirène, à 2026 correspond donc une sirène en forme de 6! Plus que 3 chiffres et on aura fait le tour... Je devrai me remettre sur l'alphabet ^^;;
Je vais essayer de reprendre un peu plus le dessin que j'ai délaissé ces derniers mois, car j'ai eu plus de mal que prévu à obtenir celle-ci qui n'est pourtant pas si compliquée. Bonne journée!
La sirène se dessine en blanc sur une étiquette transparente, entourée d'un cadre doré. Malgré sa silhouette fine ultra-cambrée, ultra-stéréotypée, j'aime beaucoup l'effet brumeux que ses cheveux dégagent, comme une aura inquiétante que confirment les crânes humains accrochés au rocher sous sa queue de poisson.
Il s'agit d'un soda, sans alcool donc totalement buvable par les mineurs ;-) Niveau goût, on est en effet entre la grenadine et le Malabar de base, donc la promesse de la saveur Bubble gum est tenue!
L'atout de cette boissons réside dans les paillettes nacrées en suspension dans le liquide dès qu'on l'agite, c'est très joli!
Je l'avais trouvée sur un stand au Salon Fantastique de 2024. Malheureusement, cette potion n'est plus en vente, comme on peut le voir sur leur site ; sans doute le parfum n'avait-il pas assez de succès... Mais il leur reste toujours celles du Cerbère, du Loup-Garou, de la Licorne, du Basilic, du Centaure, du Mage Noir, du Phoenix, du Griffon, etc.
Si vous aimez le dessin de sirène de l'étiquette (artiste non précisé.e), le poster est encore disponible!
Et voilà, c'est le dernier jour! Ce calendrier prend fin ici, j'espère qu'il vous a plu, ou du moins intéressé ^^ (malgré le grand nombre d'objets de basse qualité que j'y présente parfois >_< )
Bien que j'en ai programmé d'avance, faire 24 posts d'affilée sur un seul mois reste exigeant et je ne suis pas fâchée que ce défi se termine... Je vous souhaite de passer un bon moment ce soir, que vous soyez seul.e, en famille ou entre ami.e.s. , à l'année prochaine!
Des petits kits vus chez Sostrene Grene en 2024, ils ne sont donc plus trouvables aujourd'hui ( sauf peut-être sur le marché de l'occasion?) mais ça peut donner des idées! Remplacez le turquoise par du vert sapin et le rose par du rouge, et vous aurez des accessoires "Sirène de Noël" :-D
Bientôt la fin de ce calendrier de l'Avent sirenologique, plus qu'un jour!
Un joli petit coffret de dessins à pailleter... Cela faisait longtemps que je n'en n'avais pas mis ici, depuis 2022 et le coffret Glitteriz de chez Lansay! Mais contrairement à ce dernier, les éditions FLEURUS ont crédité un illustrateur/dessinateur, Laurent STEFANO (1960-2023).
J'espère que les sociétés de loisirs créatifs continueront, pour leurs visuels, de faire travailler des vraies personnes et non des IA génératives, machines trop utilisées pour produire de la couverture de livres jeunesse ces derniers temps! >_<
Une nouvelle Barbie Dreamtopia, qui cette fois change de couleur avec la température de l'eau dans laquelle on la plonge! On peut l'appeler Arc-en-ciel tout bêtement puisque c'est son appellation officielle : Rainbow Magic Mermaid. Comme les autres Dreamtopia spéciales, elle a droit à une boîte large.
Une chevelure principalement rose, avec à l'arrière des mèches jaune et bleues. Un diadème blanc perle, tout comme la brassière coquillages, tenue par un collier à plusieurs rangs.
Une queue de poisson au moulage assez simple pour le coup (des écailles et quelques plis d'un fin voile), et où les différentes bandes de couleur se succèdent de biais et en dégradé.
Sa référence est GTF88 ; GTF89 est sans doute la version à peau foncée et yeux bruns que l'on voit sur le dessin du recto de la boîte?
Le mode d'emploi tel que présenté ci-dessus semble assez simple : Les teintes de la queue et celles des cheveux s'éclaircissent quand la Barbie est plongée dans l'eau chaude (température exacte non précisée, derrière la boîte il est juste marqué de ne pas aller au-delà de 43° pour éviter les risques de brûlures) et elle reprend des couleurs une fois plongée dans l'eau froide, ou séchant à température ambiante je suppose... Par contre la brassière est actuellement plutôt pâle, devient-elle multicolore dans l'eau chaude à l'inverse des cheveux et de la queue? Mystère!
Chevelures d'écume et voix des abysses, les sirènes sous-marines sont ici le sujet privilégié! Je prépare un fanzine sur elles, venez plonger dans la bulle des sirènes à travers romans, films, musique, BDs, poésie, études, images et dessins originaux.