Les boucles et les écailles de cette sirène semblent plus pétillantes que sa boisson si opaque qu'on y distingue à peine la paille... Jus de tomate ou d'orange sanguine, à vous de dire ce que vous préféreriez qu'elle vous offre!
Les sirènes aiment-elles les sodas, jus de fruits et autres boissons sucrées? Résidentes de la mer, elles sont plus probablement habituées au goût salé et la saveur du sucre doit leur sembler des plus étranges!
Ces sirènes en noir et blanc entourées de poissons et figées dans une céramique vert brillant sont signées Antonio SEGUI (1934-2022) et datent de 2014, année à laquelle il réalisa également une série de 8 vases (modèle 9B) avec le même motif, mais avec une glaçure bleue cette fois!
Voici ci-dessous un plat avec une sirène au trident et au dauphin, signée aussi SEGUI, sans prénom. Mais est-ce vraiment l'oeuvre du franco-argentin? Elle est très différente de ses cousines montrées au-dessus! Cependant, comme elle date de 1973, il semble crédible que le style de dessin de Antonio SEGUI ait évolué en 40 ans, pour passer de cette sirène colorée à des naïades plus stylisées!
Je passe trop de temps sur les réseaux sociaux ( instagram et pinterest ) mais il faut avouer qu'il y a bien des choses intéressantes et drôles dessus!
J'y ai par exemple trouvé ce petit meme en forme de "calendrier" à base d'images absurdes tirées d'enluminures médiévales: "Que faisiez-vous au Moyen-Âge?".
Le mois d'août est donc... celui pour contracter ses muscles de triton ^^
Au passage c'est mon anniversaire :-) Joyeux anniversaire moi-même!! ^^
Voici une bannière faisant la promotion d'une Masse Critique ( opération consistant à s'inscrire pour recevoir gratuitement des livres en échange d'une critique dessus, sur tirage au sort) de Babelio. Cette bannière prend l'aspect d'une lettre ( ou d'une carte postale?) couverte de timbres, dont l'un représente... une sirène! Après hésitation à la cataloguer dans les timbres, je la range finalement dans les publicités!
Le mois d'avril est passé très vite et le mois de mai prend le même chemin -_-...
Voici mes enveloppes sirènes réalisées en 2025! J'en ai moins fait que les années précédentes ( en moyenne 5 par an, sauf en 2024 où je n'ai carrément rien produit ^^;; ) mais je ne suis pas toujours inspirée.
Avant de passer au mois d'avril, jetons un petit coup d'oeil à cette jolie sirène dessinée par l'illustratrice SHIITAKE/Gensodo dans le cadre de sa série Birth Jewelry/Pierre de Naissance !
page d'accueil du site de Shiitake avec une bannière sirène
En plus d'Aquamarine et de cette délicate hôtesse d'accueil ci-dessus sur son site web, j'avais déjà mis ici une autre sirène signée d'elle, sur un papier à lettres dans des tons rouges.
Anne STOKES est une illustratrice britannique spécialisée dans la Fantasy et en activité depuis l'année 2000. Elle travaille essentiellement en numérique et a réalisé beaucoup de fées, de dragons, sorcières et licornes... et également quelques femmes-poisson!
Elle leur donne une morphologie adulte réaliste ( bien que plus proche de mannequins que de femmes ordinaires! ) et les représente avec des bijoux, tatouées et maquillées, dans des teintes froides - bleu, vert, violet - assourdies de noir, de gris et d'un peu de brun. Loin de l'innocente et mignonne petite sirène, ce sont plutôt de séduisantes et dangereuses créatures, véritables "ruines des marins " ( Sailor's Ruin, ci dessous), trônant au milieu des crânes de leurs victimes ou jouant avec...
La magnifique sirène brune de Hidden Depths ("profondeurs cachées") vous dit peut-être vaguement quelque chose? En effet, elle est déjà apparue sur Sirènologie dans ce post sur les puzzles!
... mais elle a également tapé dans l'oeil du leader de Sirenia, un groupe de métal gothique norvégien, qui a demandé la permission de l'utiliser pour la pochette de l'album Perils of the deep blue de 2013 (si vous aimez les groupes Nightwish ou Within Temptation c'est un peu dans le même genre).
Raconter une histoire connue, mais du point de vue de l'antagoniste officiel, commence à être un procédé courant. J’avais déjà lu par exemple Méduse - le mauvais œil d’Anne VANTAL, chez Nathan éditions. Sylvie BAUSSIER revisite pour Scrineo les légendes des monstres de la mythologie grecque, de leur place au lieu de celle des héros humains qui les ont affronté, ici les sirènes tueuses de marins.
Le livre est court (62 pages pour le « témoignage » de Ligia), l'écriture est simple et lisible, c'est très accessible pour les enfants ciblé.e.s. L'autrice synthétise également dans sa fiction les 3 histoires de sirènes existantes dans la mythologie : les compagnes de Persephone/Coré transformées par Démeter, le passage des Argonautes protégés par le chant d'Orphée, et enfin celui d'Ulysse attaché au mât à sa propre demande par ses compagnons rendus sourds au chant des sirènes par des boules de cire dans les oreilles, l’épisode le plus connu. En cinq chapitres, dont un flash-back onirique et deux aventures, elle résume ce que l'on sait de ces "monstres" de manière très accessible aux enfants, d’autant qu’une présentation des personnages est faite tout au début, avec dessin pour chacun.e.
Contrairement à d'autres interprétations de l'histoire des sirènes, Sylvie BAUSSIER ne leur fait pas imiter les voix des membres de la famille des marins (comme dans le film Ulysse de 1954, ou dans l’épisode 4 de la série animé de 2003 l’Odyssée) mais de courts textes de prose mélodieuse.
Au royaume d’Hadès
Aux Enfers, sous la terre,
Votre âme reposera
Venez à nous
Hommes de Grèce
Plongez dans nos voix
Nous vous aimons
Guerriers de Grèce
Notre chant vous accompagnera !
Elle leur donne Melpomène (la muse olympienne du chant, de l’harmonie musicale et de la tragédie) et Acheloos (un dieu-fleuve) comme parents.
C’est très touchant ; on perçoit bien la tristesse de créatures, jadis humaines, transformées contre leur gré en hybrides anthropophages, pleines de dégoût pour elles-même leur nouvelle vie. Les actes de Démeter (et plus largement les dieux et déesses de la mythologie grecque) envers les humains y apparaissent comme d’injustes caprices. Mais il n’y a pas que des lamentations et les instants de joie (le vol dans les airs, le chant) sont abordés. A la fin, l’autrice reste suffisamment floue pour qu’on puisse décider soi-même de la destinée des sirènes : meurent-elles noyées ou deviennent-elles des sirènes à queue de poisson sans souvenir de leur précédente vie ? Ca dépend de votre interprétation ^^
Question interprétation, on peut aussi se demander si la douleur des sirènes ne résonne pas avec celles de jeunes filles entrant dans l'adolescence, avec l'arrivée des règles et les autres changements corporels, qui les bouleversent et souvent les dégoûtent avant qu'elles n'arrivent à apprivoiser ce nouvel état?
A la suite de l’histoire, un court cahier de jeux, précédé d’un supplément documentaire avec iconographie en noir et blanc.
Il est très intéressant, mais par contre... l’autrice y dit que les sirènes n’avaient pas de temple, puisqu’il s’agissait de divinités négatives, qui faisaient trop peur pour être adorées. C’est faux : un culte des sirènes existait bel et bien en Sicile antique. Il y précédait même celui de Perséphone, les deux cultes ont été fusionnés par la suite. Autre inexactitude, p88, le nom latin de Démeter serait Circé… Mais le nom latin de Démeter est Cérès, et non Circé, qui est en réalité la magicienne qui finit par aider Ulysse après avoir cherché à l’empoisonner. Rien de bien grave, mais un peu regrettable dans un supplément informatif !
J’aime bien le dessin de Tristan GION : la couverture en tons bleus et bruns, montrant Ligia sous sa forme de sirène oiseau contemplant sa forme humaine en reflet dans l’eau, donne le ton mélancolique du roman, et le trait un peu stylisé aide à mettre mentalement du recul avec les côtés horribles de l’histoire (leurs « cruels festins »). C’est peut-être juste un peu dommage qu’on n’ait que cette couverture, et la galerie de personnages au début, comme illustrations. Une ou deux autres, avec décor, au cours du roman auraient été appréciables selon moi.
Bref il s’agit d’une synthèse romancée claire, touchante et facile à lire du mythe des sirènes, avec de jolis dessins. Je suis moins convaincue par le supplément documentaire, mais malgré ses inexactitudes il demeure bien plus facile d’accès aux enfants que par exemple les ouvrages de Pierre GRIMAL ou Edith HAMILTON auxquels on peut se référer si l’on veut aller plus loin. Sylvie BAUSSIER a également revisité les légendes d’autres monstres tels que le Minotaure, Méduse, Arachné, Cerbère, etc.
Cartel de l'exposition - Commissariat général de l’exposition : Bénédicte Gady, directrice des musées, commissariat : Anne Monier Vanryb, conservatrice des collections modernes 1910-1960 - Scénographie de l’Atelier Jodar et du Studio MDA
On peut y admirer le bureau MB 212 en placage de palissandre sur acajou, chêne et acier avec un fauteuil en hêtre teinté verni et cuir. Ces meubles réalisés par l'ébéniste Eugène PRINTZ (1879-1948) sont posés sur un tapis rond (suivant donc en cela la courbe de la pièce), réalisé en laine par l'atelier Marcel Coupé, dont le dessin a été fait par Jean LURÇAT (1892-1966, plus connu pour sa tapisserie Le Chant du Monde, visible à Angers). Et que représente-t-il, ce dessin, qu'on voit si mal ici ? Vous devez vous en douter, sur un blog tel que celui-ci...
Le voici ci-dessus bien plus visible ( photo trouvée sur internet! Il s'agit donc... d'une sirène, eh oui quelle surprise! Dessinée au trait noir, visage de face, sur trois surface rectangulaires disposées en K couché, vert en bas, blanc à droite, jaune à gauche, sur un fond orange. Elle est un peu trapue mais possède son petit charme ^^ Il est bien dommage en tout cas que la manière dont l'ensemble a été reconstitué et protégé, nous empêche de pouvoir l'admirer correctement T_T
J'ai essayé de tourner autour pour l'avoir mieux, mais comme on ne pouvait pas s'approcher, c'était compliqué ; sans compter que la batterie de mon APN venait de rendre l'âme et que j'ai du faire mes photos avec mon téléphone, qui n'est pas le meilleur pour cela (la toute première photo de l'article est de mon mari)...
Si vous voulez aller voir le tapis pendant l'exposition, elle est encore en cours à Paris jusqu'au 26 avril 2026. Elle rassemble de bien beaux objets des années 20-30, mais est un peu labyrinthique (trois niveaux d'exposition, le 2ème étage puis le 3ème, enfin terminer par le 0 avec l'Orient-Express)... je vous recommande de prendre le temps de bien suivre le parcours indiqué car je m'y suis un peu perdue! XD
Un autre objet "sirène" est visible (et mieux mis en valeur, c'était pas dur) à cette exposition, c'est le fauteuil sirène et hippocampe d'Eileen GRAY, j'espère avoir le courage de faire un post un peu détaillé à ce sujet avant la fin de l'exposition!
J'ai récemment décoré un sac en papier afin d'y mettre un cadeau pour des amis, et quelle meilleure décoration que des sirènes? Voici la première : top vert et jaune à mitaines assorties, abondante chevelure d'améthyste et queue de poisson chocolat à paillettes dorées.
Un gros plan pour montrer les paillettes, vive la glitter glue!
Si la première est nonchalamment étendue, la seconde est plus acrobatique avec sa tête en bas!
Même au niveau couleur, elle est plus "casse-gueule" XD je ne voulais pas reprendre les teintes de la précédente : je suis partie sur une dominante rouge/orangée... Et j'ai essayé de lui mettre des ocelles contrastées sur la queue comme celles d'un poisson tropical. Pas de haut, juste des bijoux de grosses perles rondes plates blanches.
J'ai voulu mettre des paillettes également, rouges cette fois-ci ; mais elles ressortent moins bien et font plutôt un peu sales... ce n'est pas si convaincant que sur l'autre, dommage! Ca fait un peu cracra, mais au moins c'est garanti sans IA!
Les deux sont très différentes finalement! Laquelle préférez-vous?
Chevelures d'écume et voix des abysses, les sirènes sous-marines sont ici le sujet privilégié! Je prépare un fanzine sur elles, venez plonger dans la bulle des sirènes à travers romans, films, musique, BDs, poésie, études, images et dessins originaux.